Viol - L'article qui réveille la rage

Publié le 10 Mars 2014

Comment aborder le sujet? Lire un article sur le viol en Syrie, perpétré et utilisé comme une arme de guerre, ne signifie absolument pas qu'on comprend la douleur, la violence, l'horreur des actes.

On n'est pas dans un combat féministe habituel. En tant que citoyenne lambda, je ne peux strictement rien faire. A part lire, faire partager ces articles, et penser à ces victimes.

L'article ci-dessus me hante depuis la semaine dernière, mais la réaction à avoir est celle d'aller au delà et de s'informer d'autant plus. ne pas se "contenter" de cette première salve de récits horrifiques pour penser être suffisamment au courant.

Pour se rendre compte de plusieurs choses:

 

Premièrement le viol (perpétré peut-être des deux côtés) est loin d'être la seule "arme" de guerre.

La famine, l'enrôlement des gosses (des deux côtés aussi) font partie des scénarios macabres mis en place pour affaiblir l'adervsaire.

Le viol n'est pas vu ici comme une agression directement sexiste, dans la domination masculine.

Elle résulte:

1/ d'une volonté d'humilier la personne, le plus possible (ainsi certains hommes aussi en sont victimes)

2/ d'un appui sur une culture qui elle, est profondément mysogine. Ainsi, on viole des femmes qui seront déshonorées, et donc bannies ou tuées par leurs propres familles.

Le viol, dans ces situations, met ces femmes en danger dans leur propre camp. Elles ne peuvent plus compter sur leurs proches dans de nombreux cas, et craignent plus que tout d'être enceintes.

Le viol (je répète ce mot volontairement, car chercher des "synonymes" ou paroles plus tendres n'a pas de sens), n'est pas commis par des hommes qui veulent "posséder" la femme, jouir ou montrer leur supériorité.

il est perpétré dans la volonté unique de détruire, doublement (le traumatisme du viol et la destruction de la vie sociale), et d'utiliser ces drames pour affaibilir l'adervsaire, leur montrer qu'ils ne reculeront devant rien.

 

Ce qu'il faut aussi avoir en tête, c'est que Bachar Al Assad n'a pas inventé cette méthode du viol systématique.

Cela fait des années qu'on lit des témoignages de ce genre: Darfour, Soudan...

Mettre le nom l'étiquette "responsable" sur le front d'un seul homme serait une grave erreur, et un voile devant les yeux.

Viol - L'article qui réveille la rage

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Le Canard se déplume, #Je prends ma plume...

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