Enjoy the silence!

Publié le 21 Juillet 2015

Je me disais :

C'est cool de partir en juin en vacances

Et de profiter d'un Paris estival

Où les autres brillent par leur absence

Mais il y a comme une sorte de râle

Qui empêchent de profiter d'un certain silence...

DE LA NUISANCE SONORE

En termes de décibels, le seuil de "danger" serait fixé à 90. Or, une rue de Paris oscille entre 70 et 90 dB en moyenne.

Même barricadés à l'intérieur de nos bureaux ou de nos apparts, à une période durant laquelle il est dommage de se barricader, on subit le bruit (minimum 40/50 dB). Un peu tout le temps. Je ne dis pas que Paris serait une exception, j'évoque simplement ce que je constate moi-même. Et je me rends compte que j'ai besoin de moments de silence.

LE SILENCE EST D'OR

Le silence a des vertus que nous avons tendance à oublier, avec nos casques sur les oreilles pour masquer le bruit d'autrui.

Ci-dessous un court extrait sur le "silence du sublime", dans une étude intéressante sur le silence dans le roman.

Il n’existe pas de définition unique du silence et ce dernier peut être conceptualisé par différents biais. Ainsi, il apparait que la fonction communicative du silence entretient un rapport étroit avec le langage, mais le silence peut être aussi descriptif, ce sont les pauses, l’attente, ou relever de la description physique. Dans le motif de la sortie au théâtre, c’est la description des comédiens, des spectateurs, des êtres vivants, qui participent par leur capacité à parler, à justement faire naître le silence. Le silence dans le monde animal a une moindre importance. Sa dimension discursive tient une place particulière chez l’homme puisque le silence nécessite la fonction imaginative. En l’absence de mots, c’est la pensée qui prend la place, la réflexion ; d’où la seconde sorte de silence : les silences réflexifs qui naissent de la difficulté de verbalisation. C’est un silence qui fait parler, comme Proust écrit sur le silence dans lequel baigne la salle de théâtre. Au verso de ces silences sont les silences suggestifs qui symbolisent par l’absence de mots, l’indicible. Le silence devient outil d’une rhétorique du sublime. Il dit, parle sur ce qui ne peut être articulé. Le silence incarne ce qui est irreprésentable. La salle de théâtre qui le renferme permet de « s’élever à l’inavouable » (MT, p. 25), comme l’écrit Valéry.

ALORS QUE FAIRE?

Les Inrocks proposent une sélection de 10 lieux parisiens dans lesquels on peut profiter du silence... silence relatif puisque autour de 50 dB pour la plupart des sites.

Mais tout de même, cela peut donner l'occasion de se balader autrement dans la capitale.

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Exutoire

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