Objectif Terre - Laurent et le cormoran huppé

Publié le 15 Juillet 2015

Après une longue absence, Laurent Dumas revient avec un cliché sublime d'un macareux. Je vous laisse lire son récit de sa rencontre avec ce bel oiseau.

En Mai dernier, je faisais pour la première fois l'expérience des Farne Islands, un archipel au large de la côte Nord-Est de l’Écosse. Constantes au milieu d'un océan furieux, ces falaises vertigineuses bravent les éléments et survivent au temps. Les aiguilles et monolithes de Farne dessinent un paysage insulaire hostile sur des îles paroxystiques et les décrire serait affaire de superlatifs.

Les vents y sont forts, la mer bruyante et le vertige permanent, l'expérience est intense.

La vingtaine d'îles qui forment l'ensemble des Farnes Isles est riche d'une surprenante diversité animale. En chemin pour les îles, on croise dauphins et phoques en quantité, ceux là restent farouches, et leur masse imposante - quoi qu’étonnamment élégante de ses traits fins et continus, demeure toujours à distance du convoi presque ininterrompu qui charrie des touristes jusqu'aux îles, par une route maritime unique, depuis tôt le matin et jusqu'à tard le soir.

Objectif Terre - Laurent et le cormoran huppé

Sur l'île, beaucoup viennent voir « the most popular bird in the world » : le macareux moine, seule espèce de macareux présente en Europe de l'Ouest et dont on sait encore trop peu de choses sinon qu'il séduit les foules. Les fous de Bassan, goélands, mouettes, sternes arctiques, pingouins, pétrels et guillemots y sont légions en plus de cormorans. Le vacarme est incessant, rythmé par le mouvement inlassable des vagues monumentales qui viennent s'écraser contre les forteresses rocheuses de Farne. Le ballet aérien, presque mystique de par son importance numérique, veut nous rappeler que même en Europe, où l'Homme est présent depuis 44 000 ans, on peut encore trouver quelques vestiges de cette profusion animale si commune par le passé.

Les oiseaux rangés en sombres cohortes dessinent dans le ciel des formes improbables et bougent selon une volonté qui paraît unique parfaitement coordonnée. Au spectateur qui sait l'attendre, les oiseaux livrent ainsi un indescriptible moment de fascination.

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #A la croisée des arts

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Corubet J.L et Gaby. 17/07/2015 12:15

Souvenirs et nostalgie !!!!