PORTRAITS - L'exposition de Pauline Ladier racontée

Publié le 18 Août 2015

Je vous ai parlé de ma soeur qui expose à partir du 27 août à l'Autre Lieu, à Manosque. Vous vous en souvenez?

Si oui, vous avez donc aussi retenu que j'avais promis de vous embêter avec ça jusqu'à ce que vous conduisiez vos propres petits petons jusqu'à cette exposition (manosquins et alentours).

PORTRAITS - L'exposition de Pauline Ladier racontée

En attendant le grand moment, je vous fais partager un ancien article, actualisé, qui décrit la première partie d'un des projets de ma soeur liés au corps et à la danse.

CHOREGRAPHIE DE PHOTOGRAPHIES,

par Pauline Ladier

« Je crois qu'il faut d'abord réapprendre à danser, ou qu'il faut d'abord réapprendre quelque chose d'autre – ensuite on peut peut-être recommencer à danser. » Pina Bausch

Thème : diapositives.

Il fallait de la lumière, du noir et blanc, des images qui défilent et une évolution très progressive entre ces images.

Entre autres idées, Pauline a pensé à la jonction entre la danse et la photographie, pour engendrer une suite d’images (plus de 100 photos en petit format) collées les unes à la suite des autres.

Elle s’est donc faite photographier en train de danser, au sol, repliée sur elle-même. La première vision qu’on a alors de la suite d’images est une succession de points noirs sur fond blanc.

Et quand on se rapproche…

PORTRAITS - L'exposition de Pauline Ladier racontée
PORTRAITS - L'exposition de Pauline Ladier racontée

On distingue un filet, des mouvements qui se suivent, s’éloignent, se rapprochent.

Ces images figées d’une chorégraphie naissante et pensée pour être photographiée, d’une réflexion corporelle, peuvent faire réfléchir, au-delà du visuel type « diapo ».

Pourquoi y a-t-il une histoire de la danse, une histoire de l’exactitude du vertige ? Parce qu’il n’y a pas la vérité. S’il y avait la vérité, il y aurait une danse extatique définitive, une incantation événementielle mystique. Ce dont sans doute est persuadé le derviche tourneur. Mais ce qu’il y a, ce sont des vérités disparates, un multiple aléatoire d’événements de pensée. La danse s’approprie dans l’histoire cette multiplicité. Ce qui suppose une constante redistribution du rapport entre le vertige et l’exactitude. Il faut sans cesse reprouver que le corps d’aujourd’hui est capable de se montrer comme corps-pensée. Cependant, aujourd’hui, ce n’est jamais autre chose que les vérités nouvelles. La danse va danser le thème événementiel natif de ces vérités. Nouveau vertige, nouvelle exactitude.

Alain Badiou, « La danse comme métaphore de la pensée », in Petit manuel d’inesthétique

Personnellement, ça me frappe, car on assiste à une chorégraphie faite pour être prise en photos. Le mouvement existe néanmoins. On le devine.

QUE SONT DEVENUES CES IMAGES ?

Chaque photographie pourrait être assimilée à un symbole... Pauline en a distingué 26... devinez-vous la suite?

Une seule réponse de ma part pour le moment : RDV à l'Autre Lieu.

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Compagnons de route, #A la croisée des arts

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Bernieshoot 18/08/2015 18:06

Félicitations c'est une très belle exposition