La Mort en personnage de fiction dans un petit roman noir exquis

Publié le 24 Septembre 2015

Une fois n'est pas coutume, je vous présente un livre d'un auteur qui n'est pas dans les plus connus du pays, et que j'ai découvert via Facebook. Donc merci Marco (Zuckerberg, hein!).

Bon, présenter, c'est vite dit, parce que je sens ma plume un peu faiblarde pour traiter du cynisme et de l'humour noir quand on est au niveau de Stéphane Nolhart.

Rien qu'avec ses statuts Facebook, il met Dr House au tapis. Alors quand j'ai eu l'occasion de lire In Fine, histoire presque courte dans laquelle il met en scène la Mort, personnage triste parce qu'il n'est pas populaire, disons que j'ai sauté dessus.

Et puis j'ai mis du temps à le lire. Car ça se savoure, ce genre d'écriture. On n'est pas dans la lecture d'un récit à suspense basé presque exclusivement sur ledit suspense, au point qu'on lit en diagonale les pages pour savoir ce qu'il va se passer. Non, les références sont multiples, les jeux de mots croustillants, le rythme plutôt lent. Genre tu t'installes dans un fauteuil après avoir pris le temps de te servir un petit martini (ou autre chose, imagine ce que tu veux) avec son glaçon et son olive. Tu sirotes et tu fermes les yeux.

La Mort en personnage de fiction dans un petit roman noir exquis

PRESENTATION PAR L'EDITEUR

Cette confession exclusive révèle au monde ce qu’aucun historien, ni chercheur, ni médecin n’a jamais pu dévoiler : la Mort a un nom ! Catule, de sexe masculin et fan des Beatles.

Catule la Mort déprime. Il se sent mal‑aimé par l’humanité, supplanté dans le cœur des hommes par la médecine et ses rêves grotesques de vie éternelle. Alors, la Mort décide de se mettre en grève et d’organiser une sensationnelle opération de communication planétaire pour instaurer un monde où il sera enfin reconnu d’utilité publique, adulé comme une Star.

« C’est la gloire, les lauriers et les applaudissements ou je débraye. »

EXTRAIT 1

Ma seule évocation vous a toujours mis mal à l’aise. Elle occasionnait parfois même des grattages de nuque, des tripotages de cheveux, ou des fous rires nerveux. Vous pensiez peut-être vous retrouver face à une femme aux traits séculaires, habillée de hardes, aussi hideuse qu’une vieille tante ? Voire à un squelette tenant debout par je ne sais quel miracle sous un poncho à capuche, la faux enfermée entre carpes, métacarpes et phalanges décharnés ?

Non, je mesure 1m85, mon aspect est celui d’un homme de quarante ans, sportif - chic. Sans me promener sous un pourpre trop voyant, j’ai choisi d’être élégant, raffiné, doté d’un visage métamorphosable, blond ou brun, nez aquilin, grec, ou épaté, mais inspirant la confiance, à l’affût de la dernière mode vestimentaire.

EXTRAIT 2

Ce n’était pas mon genre de revendiquer à tort et à travers, même dans les moments difficiles. Cependant, comme je le craignais, Asclépios m’opposa le fameux vade retro machin et refusa obstinément de prendre en compte mon point de vue. Rien de positif pour moi ne sortit de sa bouche. J’allais devoir me mettre en position de révolutionner l’histoire. Il est des moments où il faut savoir se montrer ferme.

- Je me mets en grève.

PS : Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas demandé de... VOTER pour mon livre! Cette fois, c'est mon roman manosquin Requiem à 4 mains gauches qui est sélectionné dans le cadre de la Journée du Manuscrit pour le 24 octobre prochain!

Pour le lire (version papier ou numérique), c'est par ici!

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Cercles de culture, #Compagnons de route

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