Arthur H parle de Bowie

Publié le 12 Janvier 2016

Arthur H sur sa page Facebook.

Ca fait du bien de se dire que l'artiste a écrit un truc par lui-même, parce qu'il en avait envie, sans vouloir faire de pub malsaine pour ses propres disques. Après, on peut penser qu'il exagère. C'est sûr que ce n'est pas une vérité absolue. Mais c'est ça qui me parle.

Je ne connaissais pas bien David Bowie, et comme une con, je vais m'écouter ces jours-ci plein de chansons et me dire "ah oui mais bon sang mais c'est bien sûr, c'était de lui!" ou encore "Zut! Encore un que je laisse partir sans vraiment le connaître". Du coup, je cherche un peu du vécu pour comprendre, et merci Arthur H pour cet hommage, qui montre l'importance d'un type comme David Bowie dans l'histoire de la musique.

J'espère par contre que tu as un peu tort, et que la liberté artistique et l'esprit de création n'ont pas déserté nos ondes et nos talents d'aujourd'hui.

Arthur H parle de Bowie

"Ce qui est flippant dans cet hommage unanime, mérité et étouffant, c'est que c’est aussi le glas d’une époque qui a exprimé une créativité absolument débridée, folle, confiante, sans limite. Bowie est institutionalisé c’est à dire que toute charge subversive et vivante et dangereuse et regénérante est totalement désamorcée, sous contrôle, inopérante. Seul restent le souvenir de la profusion magnifique, et aussi la mélancolie de tous les possibles, de toutes les libertés. Je doute fort que la société d’aujourd’hui engendre, permettre soit curieuse et ouverte à une proposition radicale, expérimentale, joyeuse, débordante. Rien n’a vraiment remplacé les expérimentateurs des années soixante et surtout leur désir d’invention, de renouvellement, de découverte. Particulièrement en France, tout ce qui est poétique, dérangeant, sensuel, qui sors des formats connus est condamné automatiquement à rester dans l’ombre ; c’est désormais un pays de conformisme et de peur, ce qu’il n’a pas toujours été. Ce qui a de l’esprit est suspect, ce qui est différent est tout simplement ignoré, ce qui est original est emporté par un tsunami de vulgarité, tout ce qui n’est pas validé par l’état et les subventions ne peut tout simplement pas exister. On imagine mal Bowie et Lou Reed mendier des aides pour réaliser leur disque. Pourtant toute œuvre d’art intéressante demande une indépendance d’esprit, une liberté d’action qui ne doit rien à quelque autorité que ce soit. Ce qui n’est pas du tout le cas aujourd’hui. Même si l’autorité est « compréhensive », a du « goût » et de la « culture » le désir de l’autorité est toujours suspect. Hola, je m’égare ! Je nous souhaite de nouveau Bowies, des artistes sans peur, des révolutions musicales. Merci Mr Perpétuel Inspiration, Créativité Maximale. Bowie est mort, viva Bowie ! Arthur.

ps: le dernier album est magnifique"

Arthur H

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Cercles de culture

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