En marche, debout, assis, couché : nous ne sommes pas vos chiens, nous tenons sur deux pattes

Publié le 12 Avril 2016

Nuit Debout. Je n’y suis pas encore allée, mais ça a commencé il y a quelques jours à Lille, donc j’en serai certainement ce week-end.

Nous ne sommes pas vos chiens. Ni vos enfants. Nous n’avons donc pas forcément besoin de vous, besoin d’une laisse, pour parler, débattre et nous faire entendre.

L’ambition, ce n’est pas forcément de vouloir être milliardaire. Cela peut être de vouloir être « responsable », « conscient ». Cela peut être de vouloir reprendre un peu le contrôle de la situation, autrement que par l’argent.

La pédagogie et la citoyenneté, cela ne passe pas que par l’école. L’éducation populaire pourrait être le meilleur moyen de réunir autour d’une même cause de grands groupes de citoyens qui ne se connaissaient pas il y a encore quelques jours.

On peut se rassembler sans « consommer », juste pour parler. Il nous faut donc juste un peu d’espace.

Vous êtes les premiers à ne pas maîtriser la situation, à ne pas comprendre ce que vous faites, et vous tentez de décrédibiliser Nuit Debout parce qu’il n’y aurait pas de leader politique ou de projet global et concret. A l’image de Léa Salamé ce matin, qui insistait lourdement face à ses deux invités, pour qu’on lui désigne un chef de file, qu’on lui expose un programme sur les prochaines semaines. Contrairement à celle qui a fait la chronique suivante sur France Inter, elle n’a rien compris.

En marche, debout, assis, couché : nous ne sommes pas vos chiens, nous tenons sur deux pattes

Après avoir (un peu) participé aux mouvements qui avaient suivi les Indignés espagnols, il y a 5 ans, je suis à la fois la première sceptique sur une issue concrète (mais qu'est-ce qu'une issue concrète exactement?) et la première enthousiaste en voyant que nous sommes nombreux à être abasourdis par l’arrogance avec laquelle le gouvernement nous a cocufiés (parce que pour une fois, on s’élève contre quelqu’un pour lequel nous sommes nombreux à avoir voté).

Être réveillé, avoir conscience de l’étendue des dégâts, et se rendre compte de notre supposée impuissance, même si jamais il n’y a pas quelque chose de « concret » derrière, c’est utile. Mieux, c’est salutaire de vivre ce genre de mouvement.

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Le Canard se déplume, #Je prends ma plume..., #Compagnons de route

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Courbet 12/04/2016 19:18

Il y a une très forte divergence entre ton analyse (Que je comprends !) et mes convictions .
Je suis marxise-léniniste depuis plus de 40 ans. Je sais de quoi je parle ....
Je sais qu'aucun changement politique ne peut se faire sans UN Parti .
Lequel ? Là est le problème !!!
NOUS sommes au POI . Tu le sais ! Je suis sûr d'avoir raison parce que sans organisation, (l'histoire nous l'a prouvé ). RIEN n'est possible !
Lénine l'explique dans son livre : QUE FAIRE ? .
Si tu veux bien le lire (Un jour ?) peut-être auras-tu atteint une maturité politique qui te rendra JAMAIS déçue face aux défaîtes successives (Là , y'a une faute ....) que la jeunesse subit avec tous ces mouvements qui s'écroulent après quelques mois de lutte. Voir Espagne, Grêce, France, Belgique etc ...
On doit s'organiser autour d'un "drapeau" qui lui ! saura nous organiser pour gagner. Je ne dis pas que notre Parti détient LA vérité. Mais c'est la seule solution pour gagner !!!!
A plus ?
Nous t'embrassons vivement sous un soleil effroyable (Nous sommes un peu masos !),et vous souhaitons d'être heureux tous les deux.
Gaby et J.L.C.