Découvrir le trail dans les Alpes de Haute Provence

Publié le 27 Mai 2016

Cela fait quelque temps que ce genre de course et de parcours me tente.

Dans ce genre de paysage (mon territoire d'enfance), et avec tant de distances diversifiées qu'on peut choisir le parcours adapté, il fallait que je cède à la tentation.

Ambition modeste : le plus petit parcours, de 8km, me convenait parfaitement car il suffisait pour se mettre un peu à l'épreuve (260 m de dénivelé positif, des montées sur des sentiers raides, étroits et caillouteux), et découvir des paysages assez splendides.

Mais d'autres coureurs ont opté pour le 16km (avec lequel j'hésitais), le 27km, le 47km et le ... 77km!

Quand tu dois accélérer en slalommant entre les rochers des Mourres (course paradisiaque)

Quand tu dois accélérer en slalommant entre les rochers des Mourres (course paradisiaque)

Nous sommes 170 au départ dont une petite vingtaine de marcheurs nordiques. Il fait beau et chaud. Je me place bien avant de franchir la ligne de départ, de sortir à courir à mon rythme dès le départ et ne pas me faire coincer.

Tout va bien, et je me rendrai compte plus tard que j'ai débord couru parmi les 6 premiers (il me semble). Ca commence à monter au bout de 200m, et ça monte de plus en plus sévère, sur un sentier de plus en plus accidenté. Je regarde ma montre chrono régulièrement. Je vise de faire les 4 premiers chilomètres en moins de 30 minutes, sachant que c'est la phase de montée et que le point de ravitaillement nous attend au sommet, et de dérouler ensuite l eplus vite possible pour les 4 suivants.

Seulement, d'une, je ne me rendais pas compte du degré de difficulté de la montée (c'est simple, à part les 4 premiers de la course, tout le monde est obligé de marcher sur de nombreux tronçons). De deux, en suivant sans réfléchir la personne devant moi et faisant attention à mes pieds, je m'aperçois qu'on s'est perdues. Nous sommes 5 sur un sentier et voyons de l'autre côté du vallon tout le groupe qui avance. Merde! L'une d'entre nous s'embarque sans problème pour les rattraper et dévale sans peine la pente non balisée et peuplée de cailloux pour grimper en face. Pour nous, c'est plus compliqué. Je crois que je perds facilement deux minutes et de nombreuses places. A ce moment-là, j'ai l'impression d'être vers la moitié des coureurs (impression fausse mais frustrante). Guetter le haut de la montée devient notre moteur à tous, et c'est au bout de 35 minutes seulement que j'atteins le milieu du parcours. Plutôt mécontente d'être aussi loin de mon objectif, je n'accorde qu'un bref regard au point de ravitaillement et dévale sans m'arrêter les premières phases de descente (entre les rochers des Mourres, donc). Avec une autre coureuse, on se croise souvent. Je la double en montée et elle me rattrape en descente. Mais lorsqu'on commence à emprunter une route gravier (le passage le plus facile et roulant), j'accélère et termine en sprint sur la petite montée qui mène à la ligne d'arrivée. 55 minutes et 6 secondes, soit les 4 derniers kilomètres à 12km/h de moyenne. Je ne suis en plus même pas vraiment fatiguée (la difficulté de la course reposant sur le dénivelé et donc l'effort musculaire plutôt que le cardio). Heureuse d'avoir bien vécu cette course, je prends connaissance du résultat et me trouve encore plus satisfaite: 23ème !

Mon début de sprint final

Mon début de sprint final

Et à propos de course, encore la possibilité d'accéder à mon essai sur la course de fond et le temps de travail :)

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Mes écrits : Poids Plume, #Exutoire

Repost 0
Commenter cet article

Bernieshoot 28/05/2016 06:55

Tres intéressant ce récit d’un premier trail , toute la difficulté est de garder son rythme au milieu des autres