Le Marathon de Paris - Avant la ligne de départ il y a déjà une course

Publié le 23 Mai 2016

Cet essai, un brin autobiographique, se veut une analogie entre la course à pied et le temps de travail. Et le premier chapitre est consacré à ce qui pourrait être appelée la course avant la course. Autrement dit, nous ne sommes pas tous égaux sur la ligne de départ pour entrer sur le marché du travail. Il y a toute une préparation, basée sur l'effort, la patience, la fixation d'objectifs et la persévérance. Mais cette course s'inscrit-elle autant dans la méritocratie que ce que nous voudrions croire?

Illustration du premier chapitre

Illustration du premier chapitre

LES EXTRAITS

« Je suis sortie d’un essaim de jeunes coureurs qu’on a entraînés jusqu’à la ligne de départ d’un marathon. »

« Nous sommes définis par le travail que nous exerçons. Est-ce normal ? On peut penser que non, quand on voit que la vocation n’a plus grand-chose à voir avec ce que l’on fait réellement pour gagner sa vie, dans un « temps de crise »… »

« On me demande toujours pourquoi je cours – et ceux qui se trouveront un certain sens de l’ironie demanderont après quoi je cours. Je ne sais pas répondre à la seconde question. Non pas que je ne sache pas répondre tout court. Mais la réponse qui me vient spontanément pourrait paraître prétentieuse, trop poétique, voire utopique.

Je ne cours pas pour aller vite, je ne cours pas pour m’entraîner à une compétition. Par-dessus tout, je ne me prépare pas à courir un marathon. Je cours pour moi. Pour être dans un autre monde, porté par mes jambes comme seul appui. Ne pas faire comme Atlas, condamné à soutenir la planète des autres sur ses épaules. Mais porter mon monde à moi, parce que je me le serais construit. »

« Nous atteindrons la ligne de départ dans de meilleures conditions que ceux passant par des cursus classiques, et encore, heureusement que cela ne fonctionne pas automatiquement de la sorte. Mais une fois la ligne franchie, nous irons peut-être un tout petit peu plus loin, mais nous n’irons pas plus vite. »

LA DEVINETTE

Est-ce que je parle de course à pied ou du travail ?

« Quand la pensée « Qu’est-ce que je fous là » s’insinue dans ta tête, c’est que la course devient vraiment compliquée. Parce qu’ensuite viennent les idées du type « Plus jamais ça », « qu’est-ce qui m’a pris »… »

Pour le texte en intégralité, c'est par ici :

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Mes écrits : Poids Plume

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Bernieshoot 23/05/2016 16:28

j'aime beaucoup ce parallèle