"Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier" : Patrick Modiano est-il la solution pour cela?

Publié le 8 Septembre 2016

Bon, j'étais curieuse de lire celui qui a obtenu le Prix Nobel de Littérature en 2014, et voilà. J'avoue que je ne sais pas trop quoi en penser. C'est bien écrit, c'est bien emmené, on reconnait Paris, on s'intéresse au passé du personnage et à l'intrigue qui pourrait le lier, mais... je sais pas. Je n'ai pas été emballée.

Donc je vous livre des résumas et critiques lues par ailleurs, qui illustrent bien l'esprit du livre et les côtés positifs. Car je ne peux pas en dire du mal. Je n'ai simplement pas été dedans.

"Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier"  : Patrick Modiano est-il la solution pour cela?

SYNOPSIS DONNE PAR L'AUTEUR LUI-MEME

Le roman commence par des sonneries de téléphone. Le personnage principal − Jean Daragane −, après une longue hésitation, finit par répondre. Un inconnu lui dit qu’il a entre ses mains un carnet d’adresses que Daragane avait perdu. Daragane lui trouve une insistance suspecte et même un ton de maître-chanteur. La voix de cet inconnu va lui remettre en mémoire un épisode de son enfance qu’il croyait avoir oublié et qui aura été déterminant dans sa vie. D’une manière générale, la perte avive la mémoire à cause du manque ou du sentiment d’absence qu’elle provoque. Bien sûr, la perte d’un être que vous aimiez. Mais quelquefois la perte d’un objet anodin qui vous était familier dans le passé : soldat de plomb, porte-bonheur, lettre que vous aviez reçue, vieux carnet d’adresses… Cette perte et cette absence vous ouvrent une brèche dans le temps.

DEUX CRITIQUES POSITIVES ET INTERESSANTES

En lisant cet avis de Télérama, je me suis retrouvée dans cette fin d'article :

"Ainsi les romans sont-ils, pour Jean Daragane [son personnage], comme « ces messages personnels que l'on lance dans les petites annonces des journaux et qui ne peuvent être déchiffrés que par une seule personne ». Les livres sont-ils, pour Patrick Modiano, de semblables bouteilles à la mer ? Sans doute, d'une certaine façon. Mais, au fond, cela ne nous regarde pas."

L'écriture et le récit vaporeux font qu'on se sent en-dehors de l'histoire, comme si on assistait aux confidences de l'ami d'un ami, à qui on ne s'intéresse pas forcément. Pour Télérama, cela donne un chef d'oeuvre. Mais de mon côté, je ne me suis justement pas sentie concernée.

Et cette critique qui clame l'amour pour l'auteur à chaque phrase fait comprendre à quel point le livre s'inscrit dans le style unique de Modiano. Cela donne envie d'apprécier son livre, ou de tenter une nouvelle fois avec d'autres lectures. On verra, donc.

JE GARDE EN TETE CE DISCOURS MEMORABLE...

... Lors de la remise eu Prix Nobel de Littérature.

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Cercles de culture

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