Ah! Les éditeurs...

Publié le 5 Octobre 2011

J’ai commencé à le raconter ici, la course aux maisons d’édition a commencé il y à de cela un peu plus d’un mois. En effet, je suis en passe de participer à un festival, dont je ne dois pas encore prononcer le nom, et viens de signer de mon côté un contrat avec une maison d’édition dont je ne veux pas non plus encore prononcer le nom (il ne vous dirait sûrement pas grand-chose puisqu’il s’agit d’un petit éditeur).

 

Oh ! Joie ! Oh ! Bonheur ! Me direz-vous. Effectivement j’ai hurlé de joie et me suis mise à danser comme une furie pendant quelques secondes pour évacuer toute l’adrénaline que cette aventure m’a apportée.

 

Mais pour en arriver là, on est passé par plusieurs étapes, prospection, refus, argumentaires, envois de manuscrits, attentes angoissées, déception ou fausses joies, jusqu’au moment final, où on n’ose pas espérer qu’en fait oui, ça y est, l’éditeur est trouvé. Je dis « on » car les organisateurs du festival dont je ne dois pas prononcer le nom m’ont grandement aidée, par leur expérience et leurs conseils.

 

J’avais envie de parler de ces compagnons de route des écrivains que sont les éditeurs. Ce sont des personnages à part entière de l’aventure qui arrive ou non avec un ouvrage. Les relations ne sont pas toujours aisées entre auteurs et éditeurs, et ces derniers ne sont pas tendres. D’un côté heureusement…

Il ne faut pas oublier non plus que l’éditeur prend un général un certain risque, de mon point de vue d’écrivain débutant avec un premier roman que je me trimballe (Nouvelle Lune), et bourré de fautes en plus…

 

Un éditeur qui entre dans son bureau préfère y trouver un cambrioleur qu'un poète. – Jean Cocteau

 

A entendre les conversations d'éditeurs, on ne devrait plus distinguer qu'entre deux grandes catégories de livres: ceux qu'on peut vendre au-dessous de vingt euros et les autres. – Philippe Bouvard

 

Il n'y a probablement pas d'enfer pour les auteurs dans l'autre monde - ils ont trop à souffrir des critiques des éditeurs dans celui-ci. – Christian N. Bovee

 

Oui, on lit par protestation contre la vie. La vie est très mal faite. On y  rencontre dans arrêt des gens inutiles. Elle est pleine de redites. Ses paysages sont interminables Si elle se présentait chez un éditeur, la vie serait refusée. - Charles Dantzig

 

 

J’aime bien celle-là aussi, même si elle n’a pas trop de rapport avec mon propos :

 

L'éditeur Charpentier, trouvant que sa femme le faisait trop cocu, s'écriait: est-il possible de traiter ainsi un homme qui a tant fait pour la librairie!.- Gustave Flaubert

 

Alors, en un mois environ, j’ai eu affaire à un éditeur de chez les grosses maisons parmi les grosses maisons d’édition (un indice : le nom pèse lourd…). Diagnostic pour eux : Très bien écrit mais pas assez percutant.

Si je suis pour recevoir des critiques constructives (positives ou négatives), je n’ai pas compris celle-là. Disons donc que je ne correspondais pas à leur ligne éditoriale.

 

Il y a eu des envois sans réponse du tout, une réponse positive d’un éditeur qui a finalement dit qu’il n’avait pas assez de sous pour se lancer dans une publication précipitée et non prévue dans son agenda.

Premier espoir déchu.

 

Un envoi encore sans réponse pour une maison que j’aime bien (indice : elle compte Harlan Coben dans ses auteurs), mais il faut reconnaitre que c’était ambitieux.

Une réponse positive d’une maison de taille moyenne et là la victoire était très très proche !!!

 

Sauf que… après des conversations téléphoniques encourageantes, je découvre le revers de la médaille.

C’est beau quand on annonce un tirage à 1000 exemplaires, mais si c’est pour dire à l’auteur qu’il doit garantir 260 réservations avant parution (avec le prix du livre fixé à 20€) sous peine de devoir s’acquitter des exemplaires restants non réservés (donc pour, mettons 100 exemplaires et c’est pas le scénario pessimiste, il fallait débourser un peu moins de 2000€).

 

L’euphorie aura duré deux jours et la course avait recommencé. Et là, je me retrouve dans une situation que je n’avais pas prévue… une maison d’édition me dit oui !!! Et là y a pas d’embrouille. C’est la joie la plus totale, mais… un autre éditeur est potentiellement intéressé et il est plus important sur le marché du livre.

Alors me voilà qui fais attendre mon éditeur pour avoir la réponse du gros éditeur (gros luxe d'écrivain)… réponse qui sera non, mais l’adrénaline, entre vendredi et dimanche derniers, a été au plus haut, partagée entre l’excitation d’avoir un éditeur assuré et l’appréhension devant des perspectives encore plus grandes.

 

Me voilà donc avec un contrat quasi-signé, et du boulot car il faut corriger tout le bazar en trois semaines… Gloups !

 

Tout ça pour écrire que, si c’est la crise et si les éditeurs sont parfois des requins, la bataille vaut toujours le coup et non, le secteur du livre et de la librairie n’est pas encore mort ! non mais !

 

A bientôt pour des révélations sur la maison d’édition et le festival dont je ne peux pas encore prononcer les noms…

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Compagnons de route

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