Décortiquage de mots – Zemmour, moi z’aime pas

Publié le 24 Mai 2012

 

Z comme Zemmour… L’expression est très bien choisie, tant cet « escroc » (j’espère ne pas me faire  condamner par cette insulte) écorche/érafle/éventre nos valeurs.

J’ai l’air d’avoir un ton conservateur comme ça, mais c’est plutôt lui qui est resté dans les bas-fonds d’une pensée raciste. Il prenait des airs de rebelle contre une société genre « gauchisante » et emprunte de bien-pensance de principe vis-à-vis de la diversité. Soit. Ca ne plaisait pas à grand monde mais le spectre de la liberté d’expression avait le dernier mot. Il y avait ces mots comme « racialisme », employés pour dédiaboliser ce qui apparaît comme purement raciste (depuis le 16ème et Buffon) : il y a les jaunes, les noirs, les blancs, les rouges etc. et il ne faut pas se mélanger. De là à associer cette idée avec celle que notre civilisation occidentale est supérieure et à mettre les plats bien comme il faut dans le racisme, il n’y a qu’un pas, souvent franchi sans scrupules. Mais là encore, il faut laisser dire au nom de la liberté d’expression. On peut s’indigner, protester, débattre, mais pas demander à ce qu’on mette ce genre d’énergumène à la poubelle.

 

Sauf qu’hier, Eric a dit des conneries qui dépassent l’entendement. Et que l’envie de le voir suivre l’exemple de Salviac (viré pour propos très machistes) me démange grandement.

Il faut le  lire pour le croire (texte plus bas), mais Zemmour a clairement assimilé :

-         Les jeunes de banlieues à des violeurs/voleurs etc. qui ont porté Hollande à la victoire (avec des scores dignes d’un « dictateur africain » dans ces territoires).

-         La volonté de rétablir une loi contre le harcèlement sexuel avec une persécution à l’encontre des hommes blancs.

-         Le fait que les femmes votent à gauche avec une action sexiste contre les hommes (blancs toujours).

-        

 

Ce mec veut tellement distinguer les couleurs qu’il en devient daltonien et confond pas mal de choses par ces amalgames. Avec, tout est blanc ou noir, et c’est le cas de le dire. L’homme blanc, oh le pauvre, est persécuté par les noirs et arabes de banlieue qui sont tous violents, par des femmes castratrices car, les salopes, veulent devenir les égales des hommes et ne plus être prises pour des objets.

Il ne manque plus qu’un drapeau avec inscrit « Il faut sauver l’homme blanc » et nous voilà parés pour un spectacle des plus ridicules, des plus désolants, des plus haineux qu’il soit donner de voir.

 

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Il ne mériterait même pas qu’on parle de lui, d’ailleurs on pourrait me reprocher de participer à la diffusion de ses conneries : laissons les pavoiser dans leur petit cercle puant, ignorons-les. Mais cette fois, ne pas réagir aux propos de ce frustré de l’histoire, ce frustré de la modernité, ce frustré de la société, ce frustré sexuel, c’était trop demandé pour moi.

Et je ne vois pas pourquoi on vire Salviac pour une blague douteuse si c’est pour laisser dire des choses pareilles quelques jours plus tard. Ou peut-être parce que ses dires sont qualifiés de « réflexion intellectuelle »?. Mon c** !

 

 

 

"Dès son arrivée place Vendôme, Christine Taubira s'est montrée impitoyable. Avec des accents presque sarkozystes, elle s'est émue de la souffrance des victimes, et a promis de pourchasser leurs bourreaux, d'être dure avec le crime et les criminels.

 

Le crime : c'est le harcèlement sexuel et les criminels, ce sont les hommes. La harceleuse sexuelle est une espèce encore rare, et les plaintes d'hommes, plus encore. Mais interdit de rire, trêve de gaudriole (...) ce crime doit retrouver le chemin du code pénal, d'où le Conseil constitutionnel l'a sorti inconsidérément, et les harceleurs le chemin de la prison.

 

Mais Christine Taubira sait aussi redevenir douce et compatissante, compréhensive, une maman pour ses enfants. Ces pauvres enfants qui volent, trafiquent, torturent, menacent, rackettent, violentent, tuent aussi, parfois. Ils sont encore des adolescents, mais certains sont encore des chefs de gangs redoutés. D'autres sont encore des apprentis, mais ils apprennent vite. (...) C'est peut être en raison de ce rôle social que notre nouvelle ministre de gauche est pleine de sollicitude pour eux.

 

Elle se précipite dans une prison pour assister à un match de basket entre prisonniers et surveillants, un basketteur en profite d'ailleurs pour s'évader. Elle supprime le tribunal correctionnel pour adolescents multirécidivistes créé par le précédent gouvernement, les juges pour enfants pourront retrouver leurs ouailles.

 

Elle annonce aussi son intention d'abolir les peines planchers pour ces mêmes multirécidivistes, qui contraignaient, au nom d'une dure réalité pénale, certains de ces juges à sortir de la culture de l'excuse.

 

Mais la réalité, Christiane Taubira n'en a cure, elle applique un dogme. Ses évangiles sont la fameuse ordonnance de 1945 sur la délinquance juvénile qui privilégie l'éducation. Pour Christine Taubira et son mentor, Pierre Joxe (...) avocat sur le tard, ces pauvres enfants sont les victimes d'une société qui les rejette par xénophobie et racisme.

 

En quelques jours, Christiane Taubira a choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues, sont dans le bon camp à protéger. Les hommes blancs dans le mauvais. Après tout, les femmes votent majoritairement à gauche depuis 1981, et dans les banlieues, Hollande a obtenu des scores de dictateur africain. Mais en quelques jours, la ministre de la Justice (...) a donné une couleur angélique aux débuts de la gauche, qui la ramène là où elle ne voulait pas forcément revenir."

 

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Exutoire

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