Ecrire le cinéma - Tim, dessine moi une histoire…

Publié le 18 Juillet 2012

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"Les films frappent à la porte de nos rêves…" — Tim Burton, “Tim Burton” par Antoine de Baecque, édition Cahiers du Cinéma

 

 Il faut être prévenu, quand on ose s’aventurer dans l’univers de Tim Burton, depuis ses premiers dessins à son projet Frankenweenie qui sortira en salles en octobre prochain. Tim Burton est un taré.

 

Plein de naïveté enfantine sur la création artistique : Je dessine parce que j’aime dessiner. Et même si je ne savais pas dessiner, je continuerais.

Voilà ce qu’on peut lire, en gros car je ne me souviens pas du mot pour mot, à l’entrée de l’exposition de la cinémathèque. Cet établissement risque de devenir mon musée préféré, à force de choisir des thèmes toujours fantastiques (Kubrick, Métropolis, Burton pour les trois dernières expos).

 

Et pour savoir dessiner, il sait dessiner ! Des monstres en veux tu en voilà, dignes de ceux qui se cachaient sous nos lits lorsqu’on était gamin et qu’on avait peur du noir ; Des filles avec une jolie robe fleurie mais sans bras ; des hommes complètement disproportionnés ; des couples improbables de créateurs difformes et sommes toutes attachants… des mises en scène des plus glauques… Tout laisse à penser que Tim Burton a quantité d’histoires dans sa tête et qui ne demandent qu’à sortir en films.

 

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Pour apprécier l’exposition, je préviens, mieux ne pas s’attendre à la démonstration de « comment Tim fait-il un film ? ». On a le/les dessins en pagaille, qui vous embarquent dans une sorte de cauchemar coloré, avec la musique de Charlie et la Chocolaterie qui vous trotte dans la tête (les oompas loompas…). Puis on a les extraits de films. Disons qu’entre les deux, c’est une succession d’étapes logiques. Ce qui est impressionnant, c’est de voir le point de départ, un coup de crayon presqu’enfantin, et le bout de film que ça donne, considérablement abouti.

 

Dark Shadows, le dernier opus et pas tellement apprécié des critiques et du public, n’est pas très représenté. Mais les personnages de L’Etrange Noël de Monsieur Jack ou des Noces Funèbres vous sourient. Et quand une poupée déguisée en mariée vous sourie avec un œil comme une offrande dans sa main, on ne peut pas résister !

 

Tim Burton est peut-être un nouveau Lewis Carroll… il est resté un grand enfant, qui s’amuse des monstres. Et ce grand enfant a de la chance, puisque pour concrétiser ses rêves de taré il peut compter sur Disney et autres producteurs de grande classe.

 

Tim Burton en un film ? Pas possible. Comme nous sommes dans les dessins, je pense aux Noce Funèbres  pour terminer cet article :

 

 


 

 

 

 

 

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #A la croisée des arts

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