Je prends quelques congés...

Publié le 1 Août 2012

 

Non, je ne serai pas en vacances tout le mois d’août. J’aurai seulement droit à quelques jours dans le cadre de mon stage, et à moi l’Italie et le soleil provençal.

Mais c’est du blog que je prends congé dès vendredi prochain pour quelques semaines. Sans être totalement absente, puisque je ne m’interdirai de poster quelque billet si l’inspiration est au rendez-vous que la votre vous amène à m’envoyer des articles.

Car il faut se concentrer sur des choses « sérieuses », comme finir ce mémoire de m****, écrire le rapport de stage, chercher un boulot, préparer un concours à venir et consacrer un peu de temps à l’écriture d’une nouvelle histoire… Je ne vais donc pas faire la grosse flemmarde.

 

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Un petit extrait de Manosque-des-plateaux de Jean Giono pour finir ce billet sur la note ensoleillée et aoutienne qui devrait être de rigueur (mais l’été parisien est vraiment pourri) :

 

 

Tu vois cette vallée d'Asse, eh bien ! je vais te dire, c'est le soleil qui l'a faite.
 Il me regarde. Il a vu mes yeux neufs, il est rassuré.

 

-          Oui, il continue, c'est le soleil qui l'a faite. On sait jamais le poids d'un rais de soleil. Tous les matins - je parle de dans le temps - tous les matins le soleil sortait. En face de lui il y avait le plateau. Tous les matins, le soleil jetait là-dessus son premier rayon. Ca n'était pas de méchanceté ; c'était pour jouer. Tu n'as jamais vu ce premier rayon, si ? Eh bien ! alors tu sauras si ce que je dis est vrai. On l'attend, on le prévoit ; il monte. On dit : le voilà. Il est parti, il a tapé quelque part. Généralement, après on regarde le reste du lever du soleil. Mais si on guette ce que j'ai guetté, on ferme tout de suite les yeux et on écoute. Alors, on entend une chose sourde qui roule comme une source de tombereau et c'est le bruit du rayon qui a frappé sur la terre, ou bien une esclapade d'eau, et c'est qu'il est tombé dans quelque mer, ou bien alors un sifflement long, long, long, et qui s'éloigne, et c'est que le rayon a frappé en plein ciel. Là, alors d'habitude, ça a fait un trou et on peut s'attendre à du vent dans l'après-midi. Donc, c'est pour te dire la force de ce premier rayon.

-          Ce premier rayon tapait toujours dans le plateau qui tremblait mais restait solide parce que c'était un bon plateau de main de maître. Seulement, le soleil, c'est tous les jours, et toujours la même force, alors, petit à petit, ça a fendu les os au fond de la chair de terre, et, lentement, le val s'est creusé à coups de rayons de soleil. Quand ça a été percé, l'Asse, là-haut, s'est décidée : elle a lâché ses glaces et elle est descendue. Puisqu'il y a un chemin, tant vaut qu'on en profite, elle a dit.

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Le Canard se déplume

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daniel310 24/08/2012 18:14

Bonjour
Plume et moi sommes heureux de vous faire part de la naissance de notre petit blog :
"à la forge des mots"
Nous vous invitons à lui rendre visite et à donner vos avis sur le nouveau-né
http://forgedesmots.canalblog.com/

Plume et daniel