La marionnette poète de Marien

Publié le 5 Octobre 2012

Un poème de Marien Guillé, ça fait du bien… Et ça me laisse le temps de préparer un éventuel article sur un livre que je n’ai pas trop aimé, alors qu’il est écrit par quelqu’un que je connais (tâche délicate s’il en est).

Marien Guillé jalonne le sud de la France et d’autres contrées du pays armé de mots. Et de temps en temps, il nous envoie des bribes venues de son imagination. En guise de nouvelles, un poème. Pour refléter une humeur, un sentiment, une nostalgie.

Ici, on croirait avoir affaire à un Pinocchio de l’amour et de la vie, un pantin désarticulé qui se demande qui va regarder ses larmes couler. Et personnellement, j’aime toujours autant cette poésie.

 

Sans-titre.jpg

Marionnette

Mon cœur est un pantin
Un vieux pantin fragile
Que tu manipules, habile
Avec deux fils aux bouts des mains

Il m’a dit qu’il avait peur
De devenir ton jouet
Et la nuit quand tu l’as rangé
Souvent tout seul il pleure

J’ai du mal à le consoler
Quand ses larmes s’échappent
Il préfère s’isoler
En attendant que tu le rattrapes

Mon cœur a peur de toi
Quand tu viens le chercher
Pour l’emmener
Sans lui dire où tu vas

Il aimerait pour s’amuser
Avoir ton cœur pour ami
Pouvoir lui parler
Même la nuit

Ton cœur, c’est plutôt un cerf volant
Il a des fils, lui aussi
Mais comme ami il a le vent
Et personne ne se moque de lui

Tu joues avec mon cœur
Sans lui expliquer comment ni pourquoi
Tu ne comptes que ton bonheur
Sur la grille des résultats

Fini de jouer la marionnette, 
A t-il déclaré
Je range mes cordelettes
A t-il décidé 

Cœur a rangé son amour
Dans un vieux carton
Cœur est en grève de séjour
Et rédige ses revendications

Marien Guillé

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Compagnons de route

Repost 0
Commenter cet article