Le sport en direct ou presque grâce à l’AFP - Quand les mots suivent de très près les actions

Publié le 22 Avril 2013

 

 

Un article de David Courbet, publié également sur son site.

 

Pourquoi mettre sur mon blog une dépêche sportive de l’AFP ?

 

Pas seulement parce que c’est David Courbet qui l’a écrite.

Surtout parce qu’il faut se rendre compte finalement, des liens délicats entre le sport et le journalisme, entre l’action, la performance, et les mots et articles qui les décrivent.

 

Journaliste sportif, ça peut faire rêver, ou faire beauf, ou les deux en même temps. La responsabilité n’est pas la même que lorsqu’on écrit sur des sujets politiques, sociaux et tutti quanti. Le sport reste un jeu, après tout. Mais le supporter et l’inconditionnel de football, par exemple, en voudraient à mort à un journaliste qui aurait le malheur de ne pas retranscrire fidèlement ce qui s’est passé lors d’une rencontre ou d’une compétition.

 

L’art d’être objectif, puisqu’il y a des faits incontestables (une victoire, une défaite), et d'être dans un compte rendu fidèle à l’âme d’un supporter en même temps. Car on parle de fièvre sportive.

Nous sommes ainsi dans deux mondes différents. La passion et l’espoir contre le récit des faits et les statistiques.

 

Et quand le journaliste sportif s’aventure un peu trop dans le domaine e la passionaria sportive, à coups de leçons de morale et de jugements trop hâtifs, il s’égare et la guerre entre les deux mondes est déclarée.

Au contraire, il doit être là pour rappeler l'aspect rationnel du sport: les exploits sont rares, les probabilités se vérifient souvent et c'est parce qu'elles sont là que les exceptions sont tellement brillantes...

 

Tout ça pour dire que, finalement, le journalisme sportif, c’est pas si simple, et pas tellement rempli de ferveur.

 

 

Coupe de la Ligue – Rennes a péché, une fois de plus, par sa défense

 

Rennes, qui s’est incliné 1 à 0 contre Saint-Etienne samedi lors de la finale de la Coupe de la Ligue, n’a pas su trouver les failles face à une équipe stéphanoise solide collectivement et a péché, une nouvelle fois, par sa défense trop approximative.

Les Bretons, qui affichent certes la 8e meilleure attaque de Ligue 1 avec 43 buts marqués, arborent également la 8e moins bonne défense avec 47 buts encaissés, celle-ci n’étant pas de tout reproche sur le seul but encaissé face à la 2e défense du championnat.

Le capitaine des Rouge et Noir Romain Danzé sur son flanc droit a semblé particulièrement en difficulté jusqu’à son remplacement à la 57e, étant à l’origine notamment de l’ouverture du score de Brandao après avoir effectué un mauvais tacle dans l’axe permettant à Aubameyang de récupérer et de centrer tranquillement sur le Brésilien. Celui-ci profitait de la mauvaise sortie de Benoît Costil pour ouvrir le score du plat du pied (18e). Le seul joueur rescapé de la finale de Coupe de France 2009 perdu par Rennes 2-1 par Guingamp est passé à côté de son match, enchaînant les erreurs défensives en dégageant approximativement la balle en corner ou en touche (22e, 39e, 50e) ou en étant en retard (46e, 47e).

 

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Costil en sauveur


Le flanc gauche avec Chrys Maviga n’a pas été non plus des plus sereins, laissant de grands espaces aux attaquants stéphanois et aux percées de Brandao ou d’Aubameyang. Seuls la charnière centrale Boye – Kana-Biyik et le gardien Costil auront permis d’empêcher l’aggravation du score.

Sur un énième corner des Verts, Kana-Biyik sauvait même sur sa ligne une tête piquée de François Clerc (53e) quand John Boye taclait parfaitement un Brandao qui filait droit au but (76e). Les Bretons peuvent également remercier leur portier Costil, impeccable sur sa ligne, à l’instar de son homologue stéphanois Stéphane Ruffier, à l’exception du but. Le gardien peut s’en vouloir car il aura permis à son équipe de ne pas prendre l’eau, notamment en première période face aux attaques répétées des Verts, sauvant notamment sur sa ligne une tête piquée de Brandao que tout le kop stéphanois voyait au fond des filets (26e).

Actuellement 10e de Ligue 1 avec 42 points, Rennes n’a plus gagné depuis le 10 février en championnat (2-0 contre Toulouse) et a déjà encaissé, avec cette nouvelle défaite, 24 buts depuis le début de l’année sur 16 matches disputés toutes compétitions confondues. Une des grandes désillusions de l’année aura sans doute été l’absence sur blessures répétées de l’international ghanéen John Mensah qui n’aura pas effectué une seule rencontre de l’année avec le Stade rennais.

 

David COURBET – AFP - 20 avril 2013

 

 

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Compagnons de route

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