Objectif Terre – Le bal des flamants roses en Camargue

Publié le 13 Mars 2013

 

J’ai vraiment craqué sur cette photo, et je ne suis pas la seule, puisque Laurent Dumas a été sélectionné pour faire partie des finalistes d’un concours de Wildphoto !

 

 Note sur le flamant rose

 

Le flamant est un grand échassier des eaux salées eu saumâtres, il y recherche le plancton et les algues roses qui lui donnent cette pigmentation si particulière. Les jeunes naissent gris, il faut attendre qu'ils ingèrent suffisamment de ces algues et organismes pour qu'ils gagnent leur couleur d'adulte. Au rose nuancé, cet oiseau nous vient d'Afrique. Il est présent sur presque tous les continents au travers d'espèces différentes, plus ou moins grandes, plus ou moins roses...Et aux conditions de vie variées (altitude, habitat...). Il niche en colonies serrées et irrégulières, d'ordinaire farouche, certaines colonies peuvent aisément se laisser approcher.


Comme de nombreux échassiers d'eau, il dort sur une patte, le rendant plus sensible aux vibrations de l'eau lorsqu'il est au repos et qu'il relâche son attention.

 

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Cette après-midi, il faisait beau, et chaud, la lumière était dure, éblouissante.
A ce moment-là, j'avais déjà bien avancé le travail sur le noir et blanc et je commençais à bien avoir la "gestuelle du noir", je savais comment gérer les lumières pour un traitement des noirs à venir. J'ai donc vraiment sous exposé la scène sur un fond aquatique vaseux et donc très sombre, les flamants, clairs, réfléchissaient la lumière, l'exposition était idéale (peu de post traitement donc).

 

A la mi-Avril, la saison des amours était encore d'actualité chez ces visiteurs venus du Sud et les marais débordaient d'amour. Pour une première rencontre, j'étais plutôt bien tombé.
Quel spectacle alors! Chez les flamants, les accouplements sont brefs mais spectaculaires! Dans d'incroyables battements d'ailes et après une lente approche, tout va très vite, il faut donc être réactif sur les déclenchements et les cadrages. Ici, ce n'est pas la question, mais la suite de cette série est impressionnante par la décomposition de ces mouvements qui nous échappent.


Le parc naturel régional de Pont de Gau est très grand, et les flamants y sont très coopératifs, la photo fût prise en fin d'après-midi, à la fin de cette longue promenade que je n'oublierai pas. Je n'avais jamais vu autant de hérons (aigrettes, hérons en tous genres) ainsi concentrés (en fait, c'est un site de nichées et de dortoir pour les échassiers), de même pour les sternes, qui y demeurent une bonne partie de l'année. 
Certains jeunes étaient nés, chez les flamants, la période d'accouplement était sur la fin, et voir les juvéniles, gris (mais pas moins beaux), côtoyer les majestueux adultes et leurs couleurs était un spectacle formidable!


Plutôt que de montrer les couleurs, j'ai voulu faire apprécier la grâce et les formes de cet oiseau incroyable par le noir et blanc. Et ces prémices de leur amour était l'occasion rêvée, dans une symétrie parfaite: ils démontraient encore une fois toute leur élégance!

 

 

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #A la croisée des arts

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