Ode à la VO

Publié le 25 Janvier 2013

 

Juste quelques mots, d’une par manque de temps, de deux car le sujet ne m’inspire pas non plus des vagues déferlantes de paroles.

Mais voilà. Quand même, j’y tiens.

 

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« I like the way you die boy » VS « j’aime ta façon de mourir mon gars »

 

Beaucoup de gens verront Django Unchained en Version française. Par choix ou par obligation. Mais un conseil, pour ceux qui sont prêts à lire pendant la moitié du film du fait d’un manque de compétences en anglais tarantinien, choisissez si possible la version originale sous-titrée.

Ca change beaucoup de choses (je l’ai vu deux fois). Les tirades de Christoph Waltz rendent tellement mieux en américain qu’en français.

Dans notre (belle) langue, cela apporte malheureusement une certaine lourdeur. Car Tarantino écrit en connaissance de cause.

La preuve, dans Inglorious Basterds, il a fait en sorte que les passages en allemand soient faits POUR la langue allemande, et idem pour les scènes en FRANÇAIS, tournées en langue originale à chaque.

 

Dans Django, il y a moins de mixité linguistique, mais tout de même quelques répliques de ci et de là, en français et en allemand.

 

Enfin, au-delà de la linguistique, il s’agit des voix. Jamie Foxx et Leonardo Di Caprio, dans ces rôles-là, sont mille fois mieux avec leur vraie voix qu’avec celle de leurs doubleurs attitrés (et ce n’est pas la faute de ces derniers).

 

Enfin, un dernier argument : nombreux sont les visiteurs de ce blog qui y sont arrivés car ils ont tapé la fameuse phrase « I like the way you die boy », bien plus mémorable que la version traduite.

 

Il Desert dei Tartari – Drogo Giovanni prend encore plus vie

 

On est dans un registre plus intimiste. Le Désert des tartares fait partie de mes romans préférés. Je l’ai lu en français, vu au théâtre, et viens de le finir en italien.

Même si certains mots m’échappent à la lecture, le fait d’assister au dramatique destin du héros dans la langue originelle de l’écrivain, Dino Buzzati, a un charme tout particulier.

C’est presque un privilège que de se sentir encore plus proche qu’à la première lecture traduite (et très bien traduite par ailleurs).

 

 

On a affaire, dans un cas comme dans l’autre, à des auteurs qui veulent rendre homme, en un sens, à leur langue maternelle. Et c’est donc mieux, quand on en a l’occasion que de le leur rendre en s’attachant en priorité aux versions originales.

 

La messe est dite.

 

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Cercles de culture

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