Les Petits princes – un film pour les sportifs et les cinéphiles

Publié le 25 Juin 2013

Parfois, on a quelques privilèges, et c’est avec grand plaisir que j’ai pu voir en avant-première le film Les Petits Princes, premier film de Vianney Lebasque, sur la passion du foot face aux épreuves de la vie, avec en cadre un centre de formation pour les jeunes doués du ballon rond.

On aurait pu être dans le cliché total, avec une histoire simpliste, un scénario lourd et trop prévisible. Ce n’est pas le cas du tout.

Tout d’abord grâce au réalisateur, qui choisit le réalisme, la simplicité, et qui n’a pas peur de la fin qu’il nous propose (happy end ou pas… ?)

Puis grâce aux acteurs (car ce sont tous des acteurs, qui ont suivi un entrainement forcené en football), dont Paul Bartel et Sami Seghir, déjà remarqués ensemble dans le téléfilm, édifiant, Fractures (je vous en ai parlé il y a peu de temps).

Paul Bartel a également joué dans Les Géants (que j’avais vu également et beaucoup aimé).

Cela donne un film assez frais, qui peut plaire à ceux qui aiment le foot, et les autres. Pour s’identifier aux personnages et au combat qu’ils mènent pour réaliser leur rêve, il suffit d’avoir déjà eu une passion suffisamment forte pour vous donner envie de franchir quelques obstacles. A peu près tout le monde devrait donc pouvoir aimer ce film.

Je suis bien contente de vous faire lire l’article de David Courbet, qui s’intéresse du coup autant à l’aspect sportif qu’au film en lui-même (contrairement à la Fédération Française de Foot, qui s’enorgueillissait d’avoir soutenu le film en laissant l’accès à Clairfontaine, sans vraiment défendre le film derrière).

"Les Petits princes": la passion du foot à hauteur de joueur

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· Jeune prodige du football, Jean-Baptiste réalise son rêve: intégrer le centre de formation où évoluent les plus grands espoirs du ballon rond mais il doit cacher un secret inavouable, son anomalie cardiaque.

Vianney Lebasque signe avec "Les Petits princes", en salles mercredi, son premier long-métrage. Il y raconte l'itinéraire de cet adolescent de 16 ans, "JB".

"Nous avons tenté d'être le plus réaliste possible en peignant le quotidien de ces jeunes pousses dont une infime minorité aura la chance de côtoyer le monde professionnel. Et montrer que ce qu'on n'arrive pas à exprimer en groupe, on le réalise sur le terrain et inversement", précise le réalisateur.

Le film permet ainsi de pénétrer dans cet univers méconnu du public, traversé par des rivalités, l'esprit de compétition et une quête de l'estime de soi.

Fils d'agriculteur au caractère taciturne, "JB", interprété par Paul Bartel, révélé en 2011 dans "Les Géants", réussit habilement à cacher son secret et parvient, malgré son physique frêle, et grâce à des séances d'entraînements intenses, à s'imposer comme une étoile montante du football et à intégrer une équipe professionnelle.

"Pour réaliser ton rêve, il faut pouvoir tout sacrifier", le prévient l'un de ses entraîneurs, Réza, joué par Réda Kateb ("Qu'un seul tienne et les autres suivront", "Zero Dark Thirty"). Ce que fera JB. La fin du film, relativement ouverte, permet au spectateur de tirer ses propres conclusions.

Le spectateur, ce 12e homme

Eddy Mitchell incarne formidablement le rôle de l'entraîneur principal, bourru mais juste. "Il représente avec Réza la France d'hier qui côtoie, au quotidien, la France d'aujourd'hui, métissée, issue de la diversité. Les frontières sociales et générationnelles disparaissent grâce au sport", souligne le réalisateur.

En restituant au plus près la beauté du geste, Vianney Lebasque réussit à filmer le football sans fioritures ni doublages. Aucun des acteurs n'est footballeur et tous ont dû suivre un entraînement spécifique pour répéter certains gestes techniques souvent compliqués à réaliser.

La caméra placée à hauteur de joueur, souvent juste derrière, donne au spectateur l'impression d'incarner le douzième homme et de vivre au plus près de ces jeunes.

La Fédération française de football (FFF) a apporté son soutien au long-métrage, "esthétiquement et techniquement très réussi". "Nous pensons qu’il peut plaire à de nombreux jeunes fans de football car il reflète bien la vie des adolescents pour qui ce sport prend une grande place", explique Julien Poinsot, responsable merchandising à la FFF.

"Nous nous sommes juste permis une légère liberté fictionnelle avec le secret de JB. Dans la réalité, il n'est pas possible de passer entre les gouttes des médecins sportifs en falsifiant de la sorte ses documents médicaux", assure le réalisateur de ce film rafraîchissant.

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #Compagnons de route

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