Objectif Terre – un peu de rêve venu de l’ile de Gomera

Publié le 2 Juillet 2013

Encore une occasion de mettre des mots sur des images à couper le souffle, et sur l'attitude d'un photographe pour rendre compte le mieux possible de ces aventures.

Je vais vous laisser avec le récit de Laurent Dumas, et me contenterai de vous inviter à aller sur ce site, assez complet sur le parc de Garajonay.

Objectif Terre – un peu de rêve venu de l’ile de Gomera

La légende veut que deux jeunes gens, nobles de sang, s’y suicidèrent, pour un amour éternel. La princesse Gara et le prince Jonay, au sommet de ce qui est aujourd’hui (et depuis 1986) classé au patrimoine mondial de l’Unesco : el pico de Garajonay. Large de 40 km, couvrant presque 4000 hectares, le parc national de Garajonay fait la fierté du petit archipel des Canaries, situé sur la face Nord de l’île de la Gomera, faisant face au Maroc, bravant le temps mais pas l’Homme. On le sait, l’île est apparue il y a 20 millions d’années, connaissant jusqu’à il y a 14 millions d’années une période de volcanisme intense. L’archipel des Canaries est d’ailleurs connu pour cela. De par sa position improbable dans l’Atlantique, en un point où convergent vents de l’Est et de l’Ouest, où les courants se rencontrent, l’île n’a pas connu de période de glaciation. Caillou unique dans l’Atlantique et dans le monde, elle est unique par son peuplement et inédite par son rang de témoin historique. A partir de là, il ne paraît pas incroyable de dire que sa centaine d’habitants endémiques, à défaut de voir la végétation post-glaciaire envahir l’île, virent les dinosaures donner leur dernier souffle…

Objectif Terre – un peu de rêve venu de l’ile de Gomera


Le parc de Garajonay se divise en étages définis par leur végétation, l’étage le plus élevé recélant bien-sûr le plus de trésors. Il se voit ainsi découpé en trois parties : la basse, la moyenne, et la haute laurisylvie. Vous l’aurez compris ; le parc a fait sa gloire sur sa forêt de lauriers unique au monde. Et c’est ainsi que dans cet environnement unique se côtoient des lauriers de 15m de haut, des bruyères d’une dizaine de mètres et des fougères aux dimensions improbables…De par son orientation Nord, le parc est placé sur la face la plus humide de l’île, et c’est pourquoi il a acquis une réputation de lieu magique, envoûtant : les brumes envahissent le parc presque chaque jour de l’année, à toutes heures, à certaines altitudes (hautes), donnant une ambiance fantomatique au lieu, on évolue dans un environnement juste incroyable, croyez moi. Les photos retracent mon parcours vers le parc, mais je possède peu d’images du lieu dans ses profondeurs les plus inédites, une suite de problèmes techniques avec mon boîtier alors nouvellement acquis m’ont forcé à utiliser mon D5000 pour des images peu représentatives de Garajonay, auxquelles pourtant je tiens tant.

Objectif Terre – un peu de rêve venu de l’ile de Gomera


Quand nous sommes arrivés sur l’île, nous avons rencontré un membre (français) de l’équipe du parc, il nous a surpris par son récit. Arrivé sur le mythique caillou il y a des années en tant que touriste, il y avait ressenti une attraction, qui le dissuadait de partir, ou du moins qui le poussait à revenir, toujours. Aujourd’hui, il vit quelque part au pied du parc. Quand je repense à son histoire, je ne peux m’empêcher d’être troublé, et pourtant, ses paroles, je vous l’assure sont très vraies je me suis promis, un jour, de retourner à Garajonay.

Objectif Terre – un peu de rêve venu de l’ile de Gomera

Rédigé par t-as-vu-ma-plume

Publié dans #A la croisée des arts

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